JE VOUS AI MENTI ET J’EN RIS !

JE VOUS AI MENTI ET J’EN RIS !

signé F. Bouvier
Pourtant prise en flagrant délit de mensonge par les élus FO, la direction du développement campe sur ses ratiocinations au mépris de la sécurité de nos collègues de l'agence Arénas…
DEPUIS PLUSIEURS MOIS LES DÉLÉGUÉS DU PERSONNEL ET LES MEMBRES DU CHSCT attirent l'attention de la Direction sur les risques encourus par nos collègues de l'agence de Nice-Arénas. En effet, ce point de vente demeure le seul ouvert du lundi au vendredi hors centre commercial, car les agences en centres commerciaux, en raison de leur cahier des charges, ne supportent pas le même type de risques. Cette agence urbaine est donc très exposée au déport de risques du fait de la fermeture le lundi de l'ensemble des autres points de vente, risques pouvant aller de l'incivilité à l'agression physique.
Après moult réunions et arguties diverses, la direction a informé les membres du CHSCT que leurs arguments avaient été retenus et, qu'après étude, l'agence de l'Arénas basculerait sur l'horaire commun collectif avant la fin de l'année 2002 (confer ci-après l'extrait du procès-verbal du 26 septembre 2002 approuvé le 30 octobre 2002 par les élus ainsi que par la direction !).

L’AGENCE ARÉNAS TRÈS EXPOSÉE LE LUNDI !
« L'agence de Nice-Arénas demeure le seul point de vente classique ouvert du lundi au samedi. La Direction informe le CHSCT quelle n'est pas restée insensible à ses arguments sur le report du risque supporté par la seule agence demeurant ouverte en décalé.
Le Directeur du Réseau, après avoir fait réaliser l'ensemble des études, annonce une ouverture sur l'horaire commun avant la fin de cette année. »
Les voies de la concertation et de la raison semblaient avoir prévalu…
Lors de la réunion du Comité d'Entreprise du 18 décembre 2002, quelle ne fut pas notre surprise d'entendre le membre du Directoire en charge du développement, M. Fabrice Bouvier, renier en 3 minutes les engagements de la Direction en déclarant de manière péremptoire que l'agence de l'Arénas resterait ouverte le lundi (?)…
Ce membre du Directoire, si peu comptable de sa propre parole, ne put présenter aux élus aucun élément nouveau pour sécuriser l'agence de l'Arénas, se retranchant derrière des pseudo-arguments de rentabilité du samedi matin et patin et couffin… (quid des études effectuées les mois précédents ?).
Face à l'indignation légitime de vos représentants, que fit M. Bouvier ?… Il se levât et s'en allut manger…
Cette volte-face cavalière est symptomatique du mode de pensée de notre Direction :
Seules les considérations économiques trouvent grâce à ses yeux et justifient la mise en danger des collègues du réseau commercial… Car comment peut-on reconnaître l'existence d'une situation sécuritairement dégradée (relire l'extrait du PV du 26/09/2002) et la laisser perdurer avec le plus froid des cynismes ?
En outre, nous vous laissons juges de la valeur que l'on peut accorder aux promesses d'un Directoire qui renie à quelques semaines de distance ses engagements officiels pris. Cette conception du respect de la parole donnée doit interpeller tous les salariés, et plus particulièrement l'encadrement supérieur qui se veut son relais zélé.
Enfin, que penser d'une entreprise où le bon sens et la sécurité sont battus en brèche par le caprice d'un seul homme qui a cependant toutes les chances de voir son mandat « social » renouvelé en juillet 2003 ?
Devant ce diktat consternant, les élus Force Ouvrière au CHSCT ont déclenché le droit d'alerte pour danger grave et imminent, comme le prévoit la législation.
Suite à une visite sur site au cours de laquelle vos élus étaient représentés par notre camarade Maurice Neri et la Direction par M. Ceyrolle et Mme Bajard, la Direction prit la décision de fermer exceptionnellement l'agence le lundi 30 décembre 2002, mais s'obstinait à vouloir maintenir l'ouverture de l'agence Nice-Arénas en horaire dérogatoire.
M. Ceyrolle n'étant, comme à son habitude, pas mandaté pour négocier (sic…), le CHSCT réuni exceptionnellement le 28 décembre, comme le prévoit la procédure d'alerte suite au constat de désaccord, ne pût aboutir. Le dossier est aujourd'hui entre les mains de la Direction Départementale du Travail et de l'Emploi, ainsi que de nos conseils, car nous ne pouvons accepter de voir claironner avec un tel cynisme au détriment de la sécurité de nos collègues d'agences : Je vous ai menti et j'en ris !


Alain CAUX / Jean-Jacques SOLI
Délégués du Personnel FO

Nice, le 8 janvier 2003