Le COS sur les traces du «CHE»

Le COS sur les traces du « CHE »

À l'exception des représentants du Personnel, le COS et notre Directoire ont décidé de se faire payer un petit voyage à CUBA
À L'AUSTÈRE SÉVÉRITÉ DE LA CREUSE, bien plus propice à « un séminaire de réflexion stratégique » sur une semaine, notre Conseil d'Orientation et de Surveillance lui a préféré CUBA…
Ses travaux doivent revêtir une très haute importance car ils ont nécessité d'avancer au 24 avril la date de l' ASSEMBLÉE GÉNÉRALE ORDINAIRE prévue initialement le 29.
Oserons-nous espérer qu'il s'agisse pour certains de ses membres gagnés à l'ultra libéralisme d'un pèlerinage de contrition sur les terres du Leader Maximo, dernier bastion du collectivisme ?
Ou bien e s t - c e tout simplement pour abuser, accompagné de son conjoint, du havane, du cuba libre
ainsi que des plages cubaines avant l'heure et naturellement aux frais de la princesse, c'est-à-dire de la Caisse d'Épargne Côte d'Azur ?
Que va en penser toute notre collectivité au travail alors qu'on lui a refusé l'an dernier la prime de participation et celle relative au passage à l'euro en dépit de très bons résultats ?
Ce brusque besoin d'exotisme du COS se justifierait-il par une trop forte charge mentale nécessitée par trois années de dur labeur alors que c'est plutôt sa sujétion à la Caisse Nationale et au Directoire qui a caractérisé son dernier mandat ?

EST - CE DONC LÀ L’ EXEMPLARITÉ ?
Que penser de la participation de Bernard Ceyrolle, DRH, le petit nouveau du Directoire, à cette singulière expédition?
Est-ce donc cela l'exemplarité ? C'est ce dont il est question lorsqu'il nous serine sur le devoir d'exigence applicable à tous (salariés, managers, syndicalistes) ?
Non, décidément, à l'instar de ses deux représentants au COS, FORCE OUVRIÈRE n'approuve pas ces pratiques. Elle n'y consent d'autant moins que ce voyage de fin de mandat du COS intervient dans un contexte de relations sociales plutôt détestable.
Outre les méfaits commis au plan conventionnel par nos patrons sur nos rémunérations, nos classifications, notre carrière, le droit syndical, la DRH a également engagé une politique de traque vis-à-vis des salariés en longue maladie, en invalidité ainsi qu'en mission. Les nouveaux embauchés doivent accepter par-dessus le marché un salaire minable (1 250 €) pour des conditions de travail de plus en plus ingrates.
Comme chacun le sait bien, Cuba vit sous un régime liberticide dit communiste, lequel connaît en ce moment même une vague de répression comme il n'en a pas connu depuis dix ans. Bernard Ceyrolle chercherait-t-il à sen inspirer ?

Nice, le 9 avril 2003