NÉGOCIATION ANNUELLE OBLIGATOIRE

NOUS NE CAUTIONNONS PAS!

Depuis 3 ans, les résultats financiers de la CECAZ n’ont jamais été aussi bons. Pourtant, depuis 3 ans, FO n’a signé aucun des 3 projets d’accord NAO. Quelles en sont les raisons ? Elles sont globalement les mêmes que celles qui motivent notre décision de non-signature de l’accord NAO 2020. Explications.

S’agissant du « partage de la valeur ajoutée » :

Ce que « touchent » globalement les salariés depuis trois ans est de notre point de vue insuffisant compte tenu des efforts considérables qu’ils fournissent, a fortiori avec des moyens en constante diminution. Pire, en 2020, ils se verront certes gratifier de l’intéressement négocié et signé par FO, de la participation légale, mais d’aucun supplément d’intéressement contrairement à  2018 et 2019, ni même d’une prime dite « Macron » comme en 2019… Par rapport aux deux années précédentes, le compte y est d’autant moins que les résultats financiers sont identiques.

S’agissant du « pouvoir d’achat du salaire » :

Cette année, il est carrément amputé de 1 % en niveau. En effet, l’accord national BPCE-SU-CGC ne consent que 0,5 % pour 1,5 % d’inflation (cf. indice INSEE pour 2019). La Caisse d’Épargne Côte d’Azur est en mesure de revaloriser les salaires d’au moins 1 % comme l’exige FO. Toujours est-il que le Directoire, le SU et la CGC se sont accordés pour ne pas le faire…

S’agissant des métiers du réseau :

Notre souhait de mise en place d’un dispositif objectivé d’avancement dans l’emploi en « G » des GC « experts » de ce métier de généraliste n’est cette année encore pas satisfait. Bref, à la Caisse d’Épargne Côte d’Azur, le peu de passages en « G » de nos gestionnaires de Clientèle demeurera discrétionnaire… Le salaire fixe annuel brut minimum des spécialistes juniors (CCPro, GCP ou GC ecosoc) sera désormais de 32 000 euros, mais seulement après 12 mois d’exercice de l’emploi et surtout sous condition d’atteinte des objectifs en compétences et, hélas, performances.  Chacun  sait  qu’adjoindre  « performances »  à « compétences »   est insidieux car de nature à inciter les managers à ne les évaluer précisément qu’à l’aune de leur productivité… Notre  demande  d’officialisation  du  poste  d’adjoint  au directeur d’agence (ADA) au format « polyvalent » avec une définition d’emploi dédiée et un niveau de classification spécifique est rejetée en dépit de longs échanges pendant la négociation. Par contre, conformément à une revendication FO, et par FO seulement, portée déjà l’année dernière, les DA avec une agence rattachée bénéficieront à la fois d’un salaire fixe annuel minimum de 42 000 euros pour les moins payés d’entre eux et d’une classification minimale en « I » dès lors que l’effectif CDI est au moins égal à 8 ; sachant que « I » sera également la classification des agences mono site forte d’au moins 10 salariés en CDI.

S’agissant des « avantages » des salariés :

En dépit de notre demande pressante d’un forfait de compte gratuit pour chacun des salariés de la CECAZ, à l’instar de ceux de la Caisse d’Épargne Provence Alpes Corse, notre Directoire a choisi de contribuer pour 900 000 € aux Jeux Olympiques plutôt que de débourser 500 000 € en faveur du Personnel de CECAZ…  Malgré notre demande non moins insistante de contribution de la CECAZ à au moins 50 % des frais de stationnement des véhicules automobiles des salariés des agences, notre Directoire a préféré « botter en touche » en renvoyant cette vraie problématique à l’étude d’une vague commission interne. Après la mesure inique de restriction des dosettes de café en agence, nul n’en sera surpris. À l’inverse, la Direction a accepté la demande FO, et de FO seulement, visant à revaloriser le titre-restaurant, sachant que la part employeur ne progresse pour autant que de 20 centimes par chèque de table, soit tout au plus 3,60 euros par mois et par salarié… il ne fait la part belle qu’au Directoire et son POS 2018-2020, que l’on ne compte pas sur FO pour le cautionner !

Bruno Aguirre, Béatrice Chanson, Jean-Luc Josse et Séverine Picard

Délégués syndicaux FO

Première organisation syndicale à la CECAZ chez les « non-cadres », FO ne validera pas un accord collectif qui les méprise tant en termes de pouvoir d’achat qu’en reconnaissance des efforts consentis dans un contexte de réduction persistante des effectifs depuis 2 POS. Des 250 conseillers commerciaux (CC) d’origine, il n’en reste aujourd’hui qu’une soixantaine. Sur les 450 gestionnaires de clientèles (GC), certes 380 subsistent, mais pour combien de temps encore ? Côté managers du réseau, le nombre de directeurs d’agence (DA) est également en forte baisse (100 contre 150 auparavant), comme les directeurs de secteur (DS) et les directeurs commerciaux (DC) dont le nombre a été allègrement divisé par 2. Et nous devrions nous montrer béatement satisfaits des effets désastreux en matière de conditions de travail du POS 2018-2020 pour les salariés du réseau alors que nous sommes les seuls à ne pas l’avoir approuvé ? Au fond, l’excellence des résultats financiers de ces trois dernières années ne profite qu’aux fonds propres et aux dirigeants (et leurs obligés). Et nous devrions le supporter indéfiniment ? Quelques-unes de nos revendications connexes ont certes été entendues, mais toutes les catégories de salariés ne s’y retrouvent pas. L’économie globale de l’accord NAO 2020 ne nous convenant pas car

Il ne fait la part belle qu’au Directoire et son POS 2018-2020, que l’on ne compte pas sur FO pour le cautionner !

 

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